HISTORIQUE

Avant-Propos

Dans un monde ou tout va de plus en plus vite, il est indéniable que l'homme est toujours à la recherche de lui-même. Le labyrinthe est un des symboles qui venus du fonds des âges, a été le plus constamment utilisé, sans doute dans une recherche esthétique ou mystique pour pallier au vide spirituel et mortel laissé par l'effondrement des systèmes religieux, politiques ou économiques.

Il n'est donc pas étonnant qu'Américains et Japonais montrent un tel engouement pour la construction de Labyrinthes de toutes sortes.

Le Labyrinthe est-il un élément de décoration ou un talisman solaire ?



 

Labyrinthe ancien

Les Labyrinthes dans l'histoire

Hérodote attribue à Amménémès III, Pharaon de la XIIème dynastie, le projet de construire un Palais monumental comportant une suite complexe de quelques trois mille salles et couloirs sur plusieurs niveaux qui devient un centre religieux. C'est là, à Haoura, que la légende situe l'endroit ou ANUBIS, prenait en charge les âmes des défunts Pharaons.

C'est le palais d'Amménémès qui aurait inspiré l'architecte Dédale chargé par le roi crétois Minos de construire une prison pour le Minotaure. Minos règna sur toute la mer Egée et presque toute la grèce. Après une victoire sur Athènes, il exigea un tribut annuel de sept jeunes gens et sept jeunes filles destinées à nourrir le Minotaure, monstre mi-homme mi-taureau, fruit de l'amour coupable de Pasiphaé et du taureau sacré que Poseïdon avait envoyé au roi.

 

Dédale construisit le Labyrinthe, enchevêtrement de salles, couloirs, corridors et tunnels d'où personne ne pouvait sortir.

Le héros Thésée, sortit du Labyrinthe après avoir tué le Minotaure grâce à un fil qu'Ariane, fille de Minos lui remit sur les conseils de Dédale.

Dans la légende grecque comme dans le mystère Egyptien, la mort, la possibilité d'égarement, le fil conducteur et la notion de non-retour sont présents.

La plus ancienne matérialisation du labyrinthe est à trouver sur les pièces de monnaie Crétoises du IIème siècle avant notre ère. Dans les ruines de Pompéi, deux labyrinthes apportent leur témoignage. L'un d'eux aurait été traçé par un enfant, l'Autre sans inscription, a été réalisé "à la romaine" en petits carreaux de terre cuite.

 

LABYRINTHUS HIC HABITAT MINAUTAURUS

Reprise des symboles du labyrinthe par le christiannisme. Dans la Rome des 3 premiers siècles. Il n'y a aucune nécessité d'adapter comme symbole un dessin, passe-temps d'enfant ou signe extérieur de richesse pour propriétaires de belles villas. Ceci explique la longue absence des labyrinthes de l'iconographie chrétienne. Ils ne réaparraissent qu'après l'édit de Milan en 313, en Italie et en afrique du Nord. Le plus ancien Labyrinthe dans un édifice chrétien fut trouvé à El ASNAM (Algérie) dans les vestiges de la basilique de San Reparatus. On peut voir un motif central où figurent les mots SANCTA ECLESIA en jeu de mots croisés ou carré magique. On y trouve 4 carrés et une trajectoire de 11 bandes parallèles séparant l'extérieur du Labyrinthe de son centre. Ces nombres (a-11) réapparaitront souvent.

 

Au VIème siècle, le Laby de San Vitale de Ravenne contraste vivement avec son prédécesseur Africain. Il est circulaire composé de 7 cercles concentriques, c'est le chemin qu'il faut suivre mais surtout le chemin paraît fléché vers l'extérieur...

Cinq siècles plus tard, 2 autres labyrinthes d'églises apparaisent au nord de l'Italie : Celui de la Crypte de l'église Saint-Savin de plaisance et celui de Saint-Michel Majeur à Pavie. Dés lors la chrétienté a l'air d'accepter le rapport à la légende de Thésée et du Minotaure comme on peut le constater dans le Laby de Lucques.

 
On trouve aussi des Labyrinthes à Cologne et une véritable floraison de Labyrinthes en France, dans les grandes Cathédrales Gothiques. A Poitiers - Amiens - Arras - Auxerre - Reims - Bayeux - Chartres - Mirepoix - Saint-Omer - Saint-Quentin - Toulouse, Labys octogonaux, carrés ou circulaires, incrustés dans le dallage de la nef ou placés plus dicretement dans uns salle capitulaire (Bayeux) ou immense comme à Chartres.

On constate que tous comportent onze anneaux et que tous ont une division quadripartite à deux exceptions près (Bayeux et Poitiers).
 

Les Labyrinthes et la Mer

Il y a une ressemblance incontestable entre le labyrinthe figurant sur de nombreuses pièces de monnaie crétoises et la disposition des chemins délimités par des cailloux dans la région de la mer baltique et le long des côtes de l'océan atlantique. Ces dessins doivent avoir une origine commune mais qui peut-il y avoir en commun entre un crétois et un suédois, les aligbnements de Carnac et les Mégalithes de Stonehenge érigés par les Celtes ainsi que de nombreux labys en roches ou gravés ? Nous pouvons constater que le schéma du labyrinthe se compose de trois éléments : 2 traits entrelacés et un passage entre les deux.

On peut y voir ou bien des serpents lavés ou alors la représentation des mouvements des corps célestes, selon que l'on s'intéresse à la Crète ou à Scandinavie.

 
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